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Rassemblement citoyen de la gauche et des écologistes : conférence de presse du 6 janvier 2015

L’élargissement du Rassemblement

Lors des élections municipales de mars 2014, les organisations politiques qui soutenaient le Rassemblement citoyen de la gauche et des écologistes étaient : le Réseau Citoyen, l’ADES, Europe-Ecologie Les Verts, Le Parti de Gauche, Les Alternatifs, la Gauche Anticapitaliste. Elles sont maintenant rejointes par Nouvelle Donne et Ensemble démontrant que la dynamique du rassemblement se poursuit et nous souhaitons qu’elle s’élargisse encore.

Ensemble, mouvement pour une alternative de gauche, écologiste et solidaire est un mouvement politique français. Membre du Front de gauche, il est lancé les 23 et 24 novembre 2013 lors d’assises nationales qui se sont tenues à Saint-Denis, par Les Alternatifs, Convergences et alternative, la Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE), la Gauche anticapitaliste, une large majorité des militants de Gauche unitaire et des personnalités précédemment non-membres d’une organisation politique.

Troisième force du Front de gauche avec 2 500 adhérents, ce regroupement de plusieurs courants politiques se fonde sur plusieurs objectifs partagés : le renforcement, l’élargissement et la démocratisation du Front de gauche ; la lutte contre l’austérité, le productivisme et toutes les oppressions ; l’auto-organisation et un nouveau rapport aux mouvements sociaux ; l’élaboration d’un projet de transformation sociale et écologique de la société pour rompre avec le capitalisme.

Nouvelle Donne est un parti politique français fondé le 28 novembre 2013, sur l’appel notamment de Stéphane Hessel et dans la continuité du Collectif Roosevelt. C’est tout autant sur les idées que sur la manière de faire de la politique que se sont réunis les adhérents. En-effet, si Nouvelle Donne a pour ambition de porter un projet résolument alternatif de développement soutenable, solidaire et pragmatique, elle s’attache également à réinventer la vie politique notamment en brisant la professionnalisation de celle-ci. Nouvelle Donne cherche à remettre le citoyen au cœur de la politique par de nombreux moyens : strict non-cumul des mandats, facilitation de l’accès de tous aux mandats électifs, contrat juridique engageant le candidat, ou encore un processus de co-construction inédit permettant à Nouvelle Donne de se bâtir de manière décentralisée, paritaire, horizontale et participative.

Aux élections européennes de 2014 avec seulement 6 mois d’existence, c’est plus d’un demi-million français qui ont fait confiance à Nouvelle Donne (presque 3% des suffrages) qui compte aujourd’hui plus de 11 000 adhérents. Lors des élections municipales de 2014, beaucoup d’adhérents grenoblois de Nouvelle Donne se sont reconnus dans la dynamique citoyenne, le projet et les valeurs du Rassemblement Grenoblois. C’est pourquoi beaucoup d’entre eux ont naturellement fait campagne pour ce Rassemblement. Pierre Larrouturou, membre fondateur de Nouvelle Donne, est d’ailleurs venu soutenir à titre personnel ce Rassemblement. Aujourd’hui, les adhérents grenoblois sont désireux d’aller plus loin dans leur contribution à cette dynamique en devenant une composante pleine et entière du Rassemblement Grenoblois.

Les prochaines actions

Nous continuons les cafés citoyens. Nous participerons activement à l’élaboration du budget de la Ville ainsi qu’à la mise en place des Conseils Citoyens Indépendants et aux débats préalables aux grandes décisions de la mairie.

Dans l’immédiat : le Rassemblement citoyen de la gauche et des écologistes appelle à soutenir l’appel de la Ville de Grenoble pour le maintien des dotations de l’État aux collectivités locales.

11 milliards de moins en 3 ans pour nos communes, départements et régions ! Voici ce que le gouvernement vient de décider sans nous avoir demandé notre avis. Pourtant plus personne ne croit à l’efficacité de cette politique. Même le FMI le dit : « les coupes budgétaires ont un effet récessif sur notre économie » !

Pourquoi alors sacrifier les marges de manœuvre de notre commune ? 40 millions de dotations en moins pour Grenoble sur la période 2014-2017 ! Moins de dépenses locales, c’est moins de travail pour nos entreprises et c’est donc moins d’emploi pour nos jeunes. La commune n’est-elle pas le lieu de décision le plus proche des citoyens ? Une telle décision n’est-elle pas encore et toujours prise au profit d’une élite pour qui l’optimisation fiscale justifie tout ? Le gouvernement et le parlement, qui ont le pouvoir de proposer une juste réforme fiscale pour notre pays, préfèrent une fois encore poursuivre la chimère de l’attractivité fiscale en proposant des allègements fiscaux aux entreprises et en compensant la perte de recettes par une hausse de la fiscalité sur les ménages et par une baisse des dotations aux collectivités locales.

A Grenoble, nous avons mené une campagne d’engagements et de projets pour que notre ville devienne une ville pour tous, plus solidaire, plus écologique, plus démocratique. Nous avons affirmé clairement durant la campagne notre volonté de ne pas recourir à des augmentations de la fiscalité locale. Les impôts locaux sont tout le contraire d’un impôt juste : ils frappent relativement davantage ceux qui habitent dans les quartiers des années 60 et 70 que dans les quartiers du centre ville aujourd’hui valorisés. Dans la mesure où le conseil municipal n’a pas la compétence pour modifier les règles de l’imposition locale, et dans l’attente d’une vraie réforme fiscale promise maintes et maintes fois par le candidat socialiste à la présidentielle et toujours repoussée, nous refusons d’augmenter les taux des taxes locales. Nous allons donc tenir notre engagement de campagne. Il n’y aura pas d’augmentation des impôts locaux.

Mais du fait des politiques dispendieuses suivies lors des mandats précédents (grand stade, candidature aux JO, aides aux grands groupes, Grenoble Factory, grands projets d’urbanisme…) et de l’austérité décidée par ce gouvernement, nos marges de manœuvre financière se réduisent terriblement. Comment pourrons-nous répondre aux exigences du réchauffement climatique s’il n’est pas possible pour les collectivités locales d’encourager les travaux de rénovation thermique des bâtiments ? A quoi sert-il de proposer une négociation sur le statut des intermittents du spectacle si dans le même temps les productions culturelles sont asphyxiées faute de subventions publiques ? Comment mettre en place ce bouclier social dont les Grenoblois ont tant besoin si on réduit le budget municipal ? La logique de l’État est simple et perverse : laisser aux maires la redoutable tâche de réduire les dépenses et donc les subventions allouées aux associations, à la santé, à la culture, au sport, au social… ou d’augmenter les impôts. Les élus de la majorité grenobloise ont choisi de faire vivre toutes les associations culturelles pour l’année à venir en demandant plus d’efforts à celles qui ont des fonds propres… mais qu’en sera-t-il en 2016 si l’État ne revient pas sur cette politique absurde ?

Bien sûr nous devons utiliser au mieux les finances publiques, pour favoriser l’initiative citoyenne responsable et solidaire, pour favoriser la transition énergétique et pour assurer une solidarité auprès des plus démunis. Les Grenoblois ont exprimé le souhait de vivre dans une ville solidaire où la parole de chacun est prise en compte et où des politiques responsables sont menées, où le budget sera débattu avec les habitants : exprimons à nouveau ce choix avec détermination en signant l’appel pour le maintien des dotations de l’État.

Pour signer la pétition :
http://www.grenoble.fr/TPL_CODE/TPL_ACTUALITE/PAR_TPL_IDENTIFIANT/1233/6-mairie.htm

Réseau Citoyen
ADES
Europe Ecologie Les Verts
Parti de Gauche
Nouvelle Donne
Ensemble!
contact@unevillepourtous.fr
www.unevillepourtous.fr

 Conférence de presse du 6 janvier 2015